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"Nous allons nous entretenir aujourd'hui d'une époque [à laquelle] nous devons tout ce que nous avons : je veux parler de la Révolution de 1789 [...]
Je pense ne surprendre personne ici en déclarant que moi, enfant du peuple comme vous tous, je suis un admirateur de cette Révolution, qui a tout fait pour la classe à laquelle nous appartenons. Partisan résolu des principes ineffaçables contenus dans la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, je ferai tout mon possible pour arriver à les faire connaître, ces principes devant former le catéchisme de tout républicain [...]
[La République] a fait de grands efforts pour rendre les lois plus justes, et pour que les charges soient également réparties entre tous les citoyens. Elle a surtout cherché à améliorer le sort du peuple, de l'ouvrier, de ce qu'on a l'habitude d'appeler le petit."
Conférence populaire prononcée par l'instituteur d'une commune du Loir-et-Cher (167 habitants) en 1899, publié par J. OZOUF, Nous les maîtres d'école, Paris 1967.

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Vous trouverez ici quelques contributions visant à participer humblement aux débats concernant la "chose publique" et la vie de la "cité".

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Salut et Fraternité

Samedi 29 décembre 2007

De nombreuses personnalités de droite et de gauche sont partisans d'une révision plus ou moins profonde de la loi de 1905, et prônent une "laïcité ouverte", qui s'est récemment déclinée en "laïcité moderne" puis en "laïcité positive" (comme s'il pouvait d'ailleurs exister une laïcité négative !). Le débat n'est pas neuf et il est relancé depuis le milieu des années 1980. Les tenants de la "laïcité ouverte" avaient remporté une victoire avec la mise en œuvre de la circulaire Jospin de 1989 qui a conduit aux excès que l'on a connu dans les établissements scolaires avec les problèmes de foulard islamique. Notons dès le début de cet article que ces excès ont disparu dès lors que le la loi de 2004 a, de fait, réaffirmé la laïcité à l'école telle qu'elle se pratiquait avant la circulaire Jospin.


Toutefois, malgré cet exemple qui aurait dû servir de leçon, les tenants de la laïcité ouverte (ou des appellations nouvelles "laïcité moderne" ou "positive") ne désarment pas. Ils trouvent des relais au plus haut niveau de l'Etat, puisque le Président de la République lui-même, M. Nicolas Sarkozy vient de déclarer à l'occasion d'une visite au Vatican : "j'appelle de mes vœux une laïcité positive, c'est-à-dire une laïcité qui, tout en veillant à la liberté de penser, à celle de croire et de ne pas croire, ne considère pas les religions comme un danger, mais comme un atout." (discours du Latran, jeudi 20 décembre 2007). Notons qu'il est ici en opposition avec la ligne tracée par son prédécesseur, M. Chirac, lequel apparaîtra certainement avec le recul comme un des derniers grands défenseurs de la laïcité à la française, telle qu'elle se pratiquait jusqu'ici. Il faut savoir lui reconnaître ce mérite.
Mais, à gauche, certains ne sont pas sur une ligne très différente de celle de M. Sarkozy, même si le vocable n'est pas exactement le même. Ainsi, lors d'un meeting participatif de la dernière la campagne présidentielle, tenu le jeudi 1er février 2007, Mme Quéré – une proche de Mme Royal – désormais députée de la 3e circonscription de Charente-Maritime (Saintes-St Jean d'Angély), avait déclaré qu'il fallait en France instaurer une "laïcité moderne" (sic) et pour cela "aménager la loi de 1905" (sic). Sud Ouest dans un article du samedi 3 février 2007 – s'était d'ailleurs "interrogé" sur cette "laïcité moderne" évoquée lors de ladite réunion. Mme Quéré n'est pas seule sur cette ligne à gauche, c'est juste un exemple géographiquement proche de nous que je prends par commodité.
Que signifient de telles prises de position, de personnalités de droite comme de gauche ? Elles laissent en fait entendre que la laïcité telle qu'elle se pratique aujourd'hui serait poussiéreuse, inadaptée aux réalités de notre temps, et aux nouveaux rapports que l'Etat doit instaurer avec les religions. 
Pour ma part, il me semble important de conserver une ligne de défense de la laïcité telle qu'elle a été définie par la loi de 1905 (voir mon long article à ce sujet dans ce même blog). Il faut en effet partir du principe qu'il vaut mieux ne pas toucher à un système qui a fait ses preuves pour maintenir la paix dans la société, et qui est accepté depuis longtemps par les fidèles des religions les plus anciennement implantées sur le territoire national : les juifs, les catholiques, les protestants – si l'on excepte les intégristes de chacune de ces religions – se satisfont pleinement de la situation actuelle. Les musulmans modérés ne trouvent non plus rien à redire à une loi qui leur permet de célébrer librement leur culte, alors que leur religion n'est implantée en France métropolitaine que depuis une cinquantaine d'années. Les bouddhistes, quand à eux, ne semblent pas non plus demander une révision de la loi, d'autant qu'il est vrai qu'un certain nombre d'entre eux pratiquent la philosophie du bouddhisme tout en restant compagnons de route de certaines des religions citées précédemment. Les agnostiques et les athées, demandent-ils une modification de la loi ? Nullement, car la loi permet aussi d'adopter librement ces positions philosophiques ! Ce constat est d'ailleurs posé par le Président de la République lui-même, M. Nicolas Sarkozy en personne, dans son discours du Latran du jeudi 20 décembre : "Il ne s'agit pas de modifier les grands équilibres de la loi de 1905. Les Français ne le souhaitent pas et les religions ne le demandent pas".
Au final, et à bien y réfléchir, on se rend compte que seuls les intégristes, ou ceux qui sont manipulés par eux souhaitent une révision de la loi. Plutôt que d'ouvrir une boîte de Pandore, la sagesse voudrait donc qu'on reste ici sur des acquis désormais centenaires.
En outre, la position de M. Sarkozy est ambiguë ou bien relève du double langage. C'est un peu un "je vous ai compris" que chacun peut traduire à sa guise : aux croyants on dit que l'on va changer les choses, aux défenseurs de la laïcité que ce que l'on va faire ne changera rien !
Ce qui est rassurant, c'est que la condamnation a gauche a été unanime. Je renvoie ici les lecteurs à l'article du Monde (édition datée du samedi 22 décembre 2007) de Sylvia Zappi, intitulé "Tollé à gauche contre la "confusion entre le religieux et le politique". Mrs Hollande (PS), Braouzec (PCF), Mme Voynet (Verts) ont tous des mots durs – mais fondés en substance – pour critiquer la ligne du chef de l'Etat. Je ne résiste pas, pour conclure, au plaisir de vous donner ici le sentiment de Jean-Pierre Chevènement (MRC) : "M. Sarkozy s'aventure sur un terrain qu'il connaît mal. Il risque de blesser des consciences auxquelles il devrait prêter, en tant que président de la République, autant d'attention qu'à d'autres. La laïcité, c'est la croyance dans la capacité humaine à définir le bien commun dans l'espace public, en le soustrayant à l'empire des dogmes. Cela n'empêche ni la croyance, ni la transcendance à laquelle on peut croire ou pas." Simple, clair et net.
par Serge MAUPOUET publié dans : laïcité
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Mardi 24 avril 2007

Oui, la laïcité sert à quelque chose ! Nous en sommes convaincus. Pour autant, cette affirmation n’est pas unanimement partagée de nos jours : pour beaucoup de nos concitoyens, la laïcité est un vague objet, un terme obscur, un héritage lointain dont on ne saisit plus ni le sens, ni la pertinence.  

A cause de la volonté actuelle de « moderniser » la société en la rapprochant du modèle anglo-saxon, et ce en rompant si besoin avec certains pans de l’héritage républicain français, mais aussi à cause de la généralisation d’un relativisme culturel ou comportemental, la laïcité a fini  par être perçue par une partie de l’opinion comme étant un obstacle à la liberté individuelle. Les manifestations de 2003 pour la défense du foulard islamique à l’école en sont une preuve, mais les intégristes de tout bord ou les mouvements sectaires n’hésitent pas non plus à se poser en victimes de la laïcité. 

C’est vrai, la laïcité interdit d’adopter certaines attitudes dans le domaine public et à l’école. Mais, c’est justement ce qui empêche d’y faire n’importe quoi ! En effet, la laïcité à la française n’est pas un principe de tolérance absolue, c’est d’une part la séparation entre la sphère publique et la sphère privée, d’autre part des limites raisonnées apportées à l’expression des croyances dans la sphère publique et à l’école, enfin une distinction nette entre le politique et le religieux.  

Alors, à quoi sert la laïcité ? Procédons par oppositions pour répondre, en illustrant par des situations scolaires. 

La laïcité, ce n’est pas une arme de guerre, c’est un instrument de paix. 

La laïcité a constitué, en 1905, une mesure de « défense républicaine » à un moment où la tension entre l'Etat et l'Eglise catholique était à son comble. Mais, plus qu'une arme dirigée contre certaines convictions, c’est un instrument qui permet la coexistence des convictions. C’est par la laïcité dans l’école publique, que les filles et garçons, sans distinction de sexe, d’origine, ou de conviction, accèdent à un enseignement transmettant une culture commune définie par des programmes scolaires nationaux. Brasser les futurs citoyens, leur inculquer les valeurs républicaines, c’est bien œuvrer à maintenir la paix civile. 

La laïcité, ce n’est pas l’affrontement, c’est la concorde. Ce n’est pas le rejet de celui qui a des conceptions différentes, même religieuses, c’est au contraire la fraternité républicaine. 

L’école publique est là pour accueillir tout les enfants ; elle se refuse à distinguer entre filles et garçons, elle se refuse à distinguer entre athées ou agnostiques, entre croyants et non-croyants, ou à distinguer entre croyants. Bien au contraire, l’école publique accepte a priori tous les enfants, sous réserve qu’a posteriori les familles respectent les règles qui régissent l’école. Elle œuvre à la concrétisation du pan de notre devise républicaine le plus délaissé : la fraternité.

La laïcité ce n’est pas la division, c’est pouvoir vivre ensemble. 

A l’école publique, tous les enfants sont scolarisés en même temps dans le même lieu. Ils sont contraints de vivre ensemble : ils n’ont pas le choix ! Chaque enfant apprend ainsi à respecter les autres, quelles que soient les cultures de chacun. C’est cette connaissance de l’altérité, acquise dès le jeune âge, qui permet ensuite aux adultes d’accepter dans la société des cultures différentes, à condition bien sûr que cette société reste unie par un ciment républicain, des valeurs communes, un attachement à la nation, toutes choses transmises aussi par l’école. 

Notons que l’acceptation de la différence ne peut exister sans sa compréhension. C’est pourquoi il est nécessaire de préserver un enseignement de philosophie en classe de Terminale, mais aussi de conserver un enseignement du fait religieux au collège et au lycée. Se priver de l’enseignement de la philosophie conduirait à une perte du sens critique, et se priver de l’enseignement du fait religieux conduirait à une méconnaissance de l’altérité. 

La laïcité, ce n’est pas le respect des communautarismes, c’est l’affirmation d’une identité nationale au-delà des clivages communautaires. 

C’est pourquoi les républicains doivent freiner la multiplication d’établissements à vocation communautaire. L’école publique doit particulièrement refuser que du prosélytisme soit effectué en ses murs. Le problème vient assez peu des professeurs (deux radiations prononcées l’an dernier au plan national), mais il peut venir parfois des parents, en particulier dans les quartiers ghettoïsés. Il faut être vigilant. 

La laïcité, telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui, ce n’est ni l’interdiction absolue, ni la tolérance absolue, c’est une tolérance raisonnée. 

A l’école, la circulaire Jospin de 1989 avait laissé un cours plus libre à l’expression des convictions religieuses. Le Conseil d’Etat, en 1989, avait en effet interprété la loi et les engagements internationaux de la France dans un sens excluant l’interdiction générale et absolue des signes religieux dans les établissements scolaires. On a vu à quels excès ces positionnements ont mené : les affaires de foulards, le développement de l’absentéisme le samedi matin, mais aussi l’organisation de fêtes dans certains établissements publics, pour célébrer la fin du ramadan, etc. 

M. Jacques Chirac, Président de la République , a finalement recadré la laïcité (une des rares actions positives à porter à son crédit). La loi de 2004 sur la laïcité à l’école a été perçue par certains comme une loi d’exclusion, alors qu'elle réaffirmait en réalité de grand principes. En effet, si elle a finalement conduit à mettre de côté quelques centaines de jeunes gens qui refusaient avec obstination de respecter les principes républicains, elle a par contre libéré des milliers de jeunes filles de l’oppression du communautarisme et de la vigilance exacerbée de certains « grands frères » à l’esprit échauffé par la propagande de l’intégrisme islamique. Ces jeunes filles trouvent désormais un espace de liberté à l’école, lieu où elles peuvent se dévoiler parce que c’est une obligation légale ! Ici, une exclusion marginale a permis une liberté de pensée retrouvée pour le plus grand nombre. Tolérance des signes religieux uniquement discrets, exclusion des signes ostensibles manifestant une volonté de prosélytisme, c’est un retour vers notre tradition laïque ! 

La laïcité ce n’est pas imposer une pensée, c’est permettre le libre examen de toute question à la lumière de la raison. La laïcité, c’est ce qui libère de l’endoctrinement. 

Citons deux passages du Discours au congrès radical de 1903 de Ferdinand Buisson (alors président de la Ligue des Droits de l’Homme).  

"Le premier devoir d’une République est de faire des républicains […] Pour faire un républicain, il faut prendre l’être humain si petit, et si humble qu’il soit, un enfant, un adolescent, une jeune fille ; il faut prendre l’homme le plus inculte, le travailleur le plus accablé par l’excès du travail, et lui donner l’idée qu’il faut penser par lui-même, qu’il ne doit ni foi ni obéissance à personne, que c’est à lui de chercher la vérité et non pas à la recevoir toute faite d’un maître, d’un directeur, d’un chef, quel qu’il soit, temporel ou spirituel. (Nouveaux applaudissements). […] Il n’y a pas d’éducation libérale là où l’on ne met pas l’intelligence en face d’affirmations diverses, d’opinions contraires, en présence du pour et du contre, en lui disant : Compare et choisis toi-même !"
(Bravos et applaudissements).
 
 

La laïcité ce sont des principes établis démocratiquement par la loi et qui font désormais partie du socle républicain ! En conséquence, être laïque, aujourd’hui comme hier, c’est être républicain. Pour autant, la laïcité à la française, ce n’est pas de l’antireligiosité, mais simplement un anticléricalisme interdisant l’intrusion du religieux en politique. 

La laïcité, c’est une neutralité métaphysique (point de vue de Christian Eyschen, de la Libre Pensée ) ; en France c’est même un athéisme républicain (point de vue de Pierre Chaunu, professeur émérite à l'université Paris-Sorbonne et membre de l'Institut). La République ne reconnaît aucun Dieu. Cet athéisme républicain interdit au président de la République d’évoquer le nom de Dieu en public, ou d’afficher ses convictions religieuses lorsqu’il exerce ses fonctions. Mais cet athéisme républicain n’a rien de commun avec les athéismes soviétiques, cubains ou chinois qui n’hésitaient pas à persécuter les religions. Non, il s’agit d’un athéisme marquant une attitude de neutralité. 

La laïcité à la française, ne peut donc être confondue avec la laïcité à l’anglo-saxonne qui tolère, elle, une certaine immixtion du religieux dans le politique, et qui choisit de respecter également toutes les expressions spirituelles, même intégristes ou sectaires. C’est parce que certains courants de pensée ont voulu rapprocher la conception française de l’anglo-saxonne, que la crise du foulard islamique à l’école a pu voir le jour. C’est aussi un retour vers la laïcité à la française, par la loi, qui a permis d’y mettre un terme ! On voit bien ici que la laïcité réaffirmée a été plus qu’utile ! 

En somme, la laïcité sert avant tout à maintenir la paix dans la société, à assurer la cohésion des citoyens, à permettre de former les futurs citoyens dans des établissements scolaires publics qui enseignent sous les lumières de la raison, et non pas sous le poids d’une tradition religieuse qui risquerait de faire passer la raison derrière une vérité révélée. 

C’est parce que la laïcité n’existait pas, qu’il a fallu l’inventer. C’est véritablement par la loi du 9 décembre 1905 qu’elle a été instaurée. Cette loi instaure un équilibre. Toute tentative de toucher à cet équilibre séculaire risquerait d’avoir des conséquences importantes pour l’ensemble de la société française. Il nous semble utile de contribuer à faire prendre conscience de l’importance de cette loi qui constitue un aspect majeur de l’idéologie républicaine, ainsi que de sensibiliser à la nécessité de la conservation de l’héritage de la Séparation. 

Serge MAUPOUET

par Serge MAUPOUET publié dans : laïcité
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Jacobins

Un instituteur...

Discours de Gambetta à la réunion des Comités républicains à Bordeaux (le 26 juin 1871) :

 "Il n'y a de politique vraiment sage, vraiment féconde, que celle du pôle républicain.

 Il ne faut pas nous laisser détourner du droit chemin ni par les calomnies ni par les injures; et j'ai la conviction que, si nous voulons tenir bon et rester au poste, si nous voulons incessamment, sur toutes les questions posées, produire les solutions républicaines, nous arriverons à démontrer bientôt, sur toutes les questions posées que nous valons mieux que les injures, que nous sommes un parti de gouvernement capable de diriger les affaires, le parti de l'intelligence et de la raison, et que c'est parmi les hommes se réclamant de nos principes qu'on trouvera vraiment les garanties de science, de désintéressement et d'ordre, sans lesquelles un gouvernement n'est qu'une affaire au profit de quelques uns.

 Aux plus sages ! aux plus dignes ! Parfaitement ! c'est une gageure qu'on doit accepter. Ce n'est pas une formule nouvelle pour des républicains : c'est leur dogme, de ne voir attribuer les fonctions publiques qu'au mérite et à la vertu.

 Oui, quelque calomniés que soient aujourd'hui les hommes et les principes de la Révolution française, nous devons hautement les revendiquer, poursuivre notre œuvre."

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