Références

"Nous allons nous entretenir aujourd'hui d'une époque [à laquelle] nous devons tout ce que nous avons : je veux parler de la Révolution de 1789 [...]
Je pense ne surprendre personne ici en déclarant que moi, enfant du peuple comme vous tous, je suis un admirateur de cette Révolution, qui a tout fait pour la classe à laquelle nous appartenons. Partisan résolu des principes ineffaçables contenus dans la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, je ferai tout mon possible pour arriver à les faire connaître, ces principes devant former le catéchisme de tout républicain [...]
[La République] a fait de grands efforts pour rendre les lois plus justes, et pour que les charges soient également réparties entre tous les citoyens. Elle a surtout cherché à améliorer le sort du peuple, de l'ouvrier, de ce qu'on a l'habitude d'appeler le petit."
Conférence populaire prononcée par l'instituteur d'une commune du Loir-et-Cher (167 habitants) en 1899, publié par J. OZOUF, Nous les maîtres d'école, Paris 1967.

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Citoyen, citoyenne,

Vous trouverez ici quelques contributions visant à participer humblement aux débats concernant la "chose publique" et la vie de la "cité".

Pourquoi ? Parce que la politique n'est pas une activité abstraite réservée à une élite, mais bien un processus démocratique aboutissant à des décisions qui influencent la vie quotidienne de chacun d'entre nous.

Participez vous aussi, et enrichissez le débat en laissant vos commentaires.

Salut et Fraternité

Lundi 12 mai 2008

J'avais évoqué le fait, dans un précédent article, qu' "on s'attendait bien, à Saintes, à une valse des postes d'enseignants, et à des fermetures ponctuelles de classes dans le primaire, mais c'est une véritable valdingue qui est organisée; c'est l'impression que l'on éprouve si l'on s'en tient à la lecture des mesures du dernier CDEN (Charente-Maritime, 25 mars 2008)".

Ce que je ne savais pas, au moment où j'écrivais ces lignes, c'est qu'en fait les décisions du CDEN étaient en partie caduques à peine présentées ! Dès le lendemain du CDEN tenu le 25 mars, des négociations ont été menées par l'administration avec certaines municipalités, et des changements sont intervenus, sans que les organisations représentées au CDEN ne le sachent (ou en tout cas, au moins quelques-unes n'étaient pas au courant ...) ! Sud-Ouest s'était d'ailleurs fait l'écho de tractations en cours pour la commune de Saintes, avec des informations qui ne correspondaient pas avec les informations transmises le 25 mars ... Il y avait donc anguille sous roche.

Fort heureusement, le SNUIPP 17 a eu la bonté de mettre en ligne sur son site un tableau intitulé "ajustement au 29 avril 2008 des mesures CDEN du 25 mars 2008" : pour être complet, signalons que la FCPE départementale avait aussi eu vent de certains retouches grâce à l'UNSA.. Enfin, quoiqu'il en soit, il faut se féliciter de l'existence de syndicats, car c'est grâce à eux qu'on peut dénicher quelques infos sûres ... suivre l'évolution des choses  n'est, en effet, pas simple ...

Donc, initialement, suite au CDEN du 25 mars, j'avais pu écrire "Faisons en effet le bilan des festivités pour la rentrée de septembre sur Saintes intra-muros :
- côté positif : 1 ouverture de classe à l'école élémentaire Léo Lagrange;
- côté négatif : 1 fermeture à l'école élémentaire Jean Jaurès, 1 fermeture à l'école élémentaire Pelletan, 1 fermeture à l'école élémentaire Pasteur, 1 femeture à l'école maternelle Emile Combes. Comme la coupe n'est pas tout à fait pleine, 1 fermeture conditionnelle peut survenir à l'école maternelle Saint Eutrope
."
Mais, au final, la fermeture de Pasteur ne se fait plus ...

Je m'étais posé, ensuite, comme question (en utilisant les données du 25 mars)  : "Mais qu'en est-il au niveau du département ?
- côté positif : 13 ouvertures, 12 ouvertures conditionnelles;
- côté négatif : 26 fermetures, 21 fermetures conditionnelles
."

Désormais, il faut rectifier ainsi :
- côté positif : 16 ouvertures, 11 ouvertures conditionnelles
- côté négatif : 25 fermetures, 19 fermetures conditionnelles

Résultat, la valdingue n'est pas que sur Saintes ... mais, effectivement, il faut constater une légère amélioration, ou, du moins, une dégradation moins nette de la situation par rapport au projet initial. Ce qui a apparemment joué, entre le 25 mars et le 29 avril, c'est la capacité de mobilisation de certains élus, qui ont défendu des postes pour leurs écoles.

Des élus siègent en effet en CDEN, comme le rappelle cette présentation de la composition d'un CDEN :
"Le Conseil départemental de l'éducation nationale (C.D.E.N.)
Composition
Les C.D.E.N. sont composés de représentants :
- des collectivités locales ;
- des personnels des établissements d'enseignement et de formation ;
- des usagers (parents d'élèves, associations, etc.)
Missions
Le conseil peut être consulté sur toute question relative à l'organisation et au fonctionnement du service public d'enseignement dans le département."


Pour la petite histoire, je vous rappelle, comme je l'avais fait dans mon précédent article ici corrigé, que l'annonce des mesures de carte scolaire avait été reportée par le Ministère de l'Education Nationale après les municipales ... d'où la date tardive du 25 mars; on comprend pourquoi lorsqu'on connaît les chiffres. Mais on comprend aussi le pourquoi des rectifications lorsqu'on sait que le CDEN du 25 mars s'était tenu sans certains élus (un premier CDEN ayant été boycotté par les organisations syndicales, le 25 était une seconde convocation, à lequel tous les élus n'ont pas pu venir). Certains absents auront apparemment voulu renégocier avec l'administration. Ceux qui se sont mobilisés ont donc obtenu quelques ajustements. Comme quoi, la mobilisation paye toujours, qu'on soit syndicaliste, représentant de parents ou élu !

Sources :
pour les mesures de carte scolaire : http://17.snuipp.fr/IMG/pdf/CDEN_25_mars_2008.pdf
pour la "petite histoire" : communiqué de presse FCPE du 20 mars 2008
pour la composition d'un CDEN : http://www.education.gouv.fr/cid228/les-structures-de-consultation.html

par Serge MAUPOUET publié dans : éducation
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Mardi 8 avril 2008

Les 3 fausses "bonnes idées" en école primaire sont la suppression du samedi matin, les heures de soutien pour les élèves les plus en difficultés, les stages de remise à niveau pendant les vacances. Mais le cumul des 3 fausses "bonnes idées" conduit directement à une aberration !

La suppression du samedi, contrairement à ce que pensent beaucoup de nos concitoyens, va augmenter la fatigue des écoliers. En effet, les pédagogues savent bien que le samedi matin était un temps d'enseignement profitable : les élèves savaient que la journée, réduite à une demi-journée, n'était pas lourde pour eux, qu'elle débouchait sur la liberté du week-end; et par conséquent, ils arrivaient dans de bonnes dispositions. Par contre, des études, bien connues des enseignants (parce que présentées à bon nombre d'entre eux lors de leur formation en IUFM), ont démontré que lorsqu'il n'y avait pas cours le samedi matin, une part non négligeable des enfants libérés soit passaient leur mâtinée au supermarché le plus proche en compagnie de leurs parents, soit partaient plus souvent en week-end, participaient plus à des fêtes de famille, ce qui aurait été profitable s'ils n'en étaient revenus d'autant plus fatigués. C'est-à-dire que, paradoxalement, travaillant le samedi matin, les enfants étaient moins fatigués en revenant le lundi matin que s'ils avaient été libérés.
Ce qui est advenu dans les études menées jusqu'à aujourd'hui, est appelé à se répéter de manière systématique à partir de l'année prochaine : avec la suppression du samedi matin travaillé, les écoliers auront non seulement perdu deux heures de cours par semaine, mais ils seront moins disponibles pour les apprentissages.
Certains parents trouveront peut-être à redire sur ce premier point que je développe, mais je les invite à être attentifs aux activités qu'eux-mêmes ou que d'autres parents qu'ils peuvent connaître, proposeront à partir de septembre à leurs enfants sur ce temps libéré. Nous pourrons alors en rediscuter ici à l'automne prochain ...

Les heures d'école supprimées pour tout le monde vont être "redonnées" à quelques-uns, choisis par les enseignants, pour participer à des cours de soutien. Il s'agira de séquences de remédiation, organisées de manière variable selon les académies, les départements, les circonscriptions. En Saintonge, il semblerait que l'on se dirige soit vers une demi-heure de plus chaque jour à la fin des cours (hypothèse la moins probable), soit vers une demi-heure de plus chaque jour sur la pause du midi (hypothèse la plus probable). Première incohérence : les deux heures supprimées le samedi pour tous, ne sont redonnées en semaine qu'à quelques-uns. Deuxième incohérence : ce sont les élèves les plus fragiles qui doivent participer à ces séquences de remédiation, et qui vont par conséquent avoir des journées plus chargées, plus fatigantes que les autres élèves. Les bons élèves se reposeront - s'il s'agit de la pause du midi - ou rentreront chez eux - si le créneau choisi se positionne à la fin de la journée, tandis que les élèves les plus en difficulté auront une pause du midi rognée, ou bien devront rester en plus le soir. Aucun compte n'est ici tenu du rythme biologique des enfants. Il ne viendrait à l'idée de personne de rajouter encore un temps de travail à un adulte en plus de la journée de travail que l'on demanderait à d'autres. Mais, pour les enfants, cela est possible ! Quel bénéfice sera retiré de ces séquences placées à des moments où les enfants, ayant déjà affronté une demi-journée ou une journée entière de cours, seraient demandeurs d'un temps de repos, et non pas d'une fatigue intellectuelle supplémentaire ? A mon avis : aucun.
A ceux qui ne seraient pas en accord avec ce développement, je propose un test : prenez vous-mêmes des élèves en état de fatigue intellectuelle avancée, et essayez de leur faire apprendre ou réviser quelque chose à ce moment-là. Le résultat ne sera pas éloigné de zéro. Vous aurez passé du temps, vos élèves auront passé du temps, mais ils n'auront rien appris ou retenu du plus. Apprendre quelque chose demande, en effet, un certain état de fraîcheur.
Enfin quoi, cela ne relève-t-il pas de l'incohérence, sinon même de l'absurde, pour le gouvernement en place, que de dénoncer la longueur des journées d'école tout en augmentant cette longueur pour les élèves les plus en difficulté !

Les stages de remise à niveau pendant les vacances sont organisés à partir des vacances de printemps 2008, à raison de trois heures par jour sur cinq jours. Les enfants sont choisis par les enseignants, l'accord des familles doit être obtenu, et il s'agit d'organiser des activités d'apprentissage sous une forme ludique et agréable. Soit. Mais voilà, le lieu d'accueil n'est pas forcément l'école de l'élève, l'enseignant n'est pas - sauf exception - son enseignant habituel, et surtout les vacances sont normalement échelonnées dans l'année de manière à instaurer 2 semaines de repos toutes les 5 à 7 semaines de travail ! Deux semaines de repos car c'est le temps nécessaire à un enfant pour se reposer, se ressourcer, repartir du bon pied ! Or, on va supprimer une semaine de repos aux enfants en difficulté ! Donc, ces enfants-là vont reprendre plus fatigués que les autres ! Ils vont donc reperdre très rapidement l'éventuel bénéfice tiré du stage ... puisque pour apprendre, il faut être en capacité de se concentrer intellectuellement. Et un enfant fatigué - comme un adulte fatigué - n'est pas en mesure de se concentrer suffisamment.

Vous cumulez maintenant les trois fausses "bonnes idées", et vous arrivez à une aberration :
- on supprime deux heures hebdomadaires pour tous;
- on supprime la classe du samedi matin qui était un temps d'apprentissage profitable;
- on sait que beaucoup d'enfants, avec un week-end de deux jours pleins vont, paradoxalement, revenir plus fatigués le lundi suivant que s'ils avaient eu cours le samedi matin;
- on redonne les deux heures hebdomadaires supprimées seulement à quelques-uns, à ceux qui sont le plus en difficulté, mais à des moments où les enfants ne seront pas disponibles intellectuellement pour apprendre, en stigmatisant éventuellement les enfants qui devront rester en classe alors que les autres seront déjà chez eux !
- on propose des stages de remise à niveau pendant les vacances, sur des temps de vie qui devraient être consacrés à la récupération, au ressourcement, au repos intellectuel; on propose ces stages à nouveau aux enfants les plus en difficultés, peut-être même à ceux qui auront déjà eu du temps en plus pour des heures de soutien, et donc seraient déjà ceux qui auraient eu le plus besoin de véritables vacances !

Bref : on marche sur la tête, c'est ubuesque !

par Serge MAUPOUET publié dans : éducation
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Lundi 21 janvier 2008
Chers lecteurs, 
le SNES de l'académie de Poitiers a bien voulu faire paraître cet article dans son bulletin académique n°13, en date du 16 janvier 2008. Qu'il en soit ici remercié, j'en suis très touché, puisque je ne suis qu'un modeste syndiqué .. Je vous recommande d'ailleurs la lecture intégrale du bulletin car tous les articles y sont intéressants, et bien mieux informés que le mien qui se voulait surtout impertinent. 
Le week-end étant passé, et les lecteurs du SNES éventuellement intéressés ayant pu avoir le temps d'en prendre connaissance, je me permets de le glisser désormais sur ce blog.
Vous pouvez aussi consulter l'article sur  http://www.poitiers.snes.edu/spip/IMG/pdf_c13.pdf


Composition du menu « faire mieux avec moins »

Recettes garanties immanquables. A servir pour la rentrée scolaire 2008

 Pour mettre en bouche les convives, préparez quelques carottes râpées au mérite. La carotte n’est pas chère. C’est une racine économique, mais qui produit son effet, et a la réputation de rendre aimable ceux qui en consomment. Faites bien miroiter les carottes avant de les servir. Prenez garde à la mesure : la carotte au mérite se sert en portions, de tailles variées, selon les progrès des élèves. Tous les invités y trouvent leur compte. Car, avec de bonnes carottes, soyez assurés que les notes attribuées par les convives professeurs sont bien relevées, et que, de ce fait, les convives parents y trouvent aussi leur satisfaction.

Choisissez avec soin vos ingrédients en suivant ce bon principe : « privilégier la qualité sur la quantité », mais ne dites à personne à quelle aune vous mesurez l’une et l’autre. Pour autant, sachez que la qualité libérale n’est garantie qu’en faisant vos courses au marché gouvernemental.

En entrée, pensez à l’assiette de charcuterie. C’est une préparation rapide qui donne à l’ensemble de vos convives une sensation de satiété. Elle est pour cela nécessairement populaire, même si la digestion en est lourde pour les convives enseignants. Lors de la confection de l’assiette, saucissonnez-y bien les savoirs, en les divisant en de multiples éléments de compétences. Les petites réussites n’en seront que plus savoureuses et bien appréciées. Les compétences complexes pourront n’être servies qu’à ceux qui sauront, de nature, en apprécier la finesse.

Pour le plat de résistance, faites revenir à feu vif des dotations d’établissement en tranches bien irrégulières. Prenez garde de ne sortir de la poêle les dotations qu’après mesure de la performance de chaque projet d’établissement. Les chefs en seront tout alléchés, et en bons cuisiniers, ils feront en sorte de ne point conserver de graillon, ou de le couvrir d’un couvercle bien opaque.

La salade reste légère et digeste en étant assaisonnée d’un passage accéléré des élèves d’une classe à l’autre. La rapidité de l’exécution est une garantie d’économie, qui doit être un souci constant de la ménagère post-moderne.

Entre chaque grand plat éducatif, il convient de donner des consignes claires aux convives enseignants : ils doivent toujours être compréhensifs. Si quelques mets faciles en cours de service – note de vie scolaire, TPE, sujets aisés à traiter – ou quelques sauces de rattrapage en jury, permettent d’obtenir, aux examens, des résultats plus présentables, les dits convives auront le bon goût de ne pas s’en offusquer et de demeurer « exemplaires » (sic).

Pour le dessert, faites une bonne pâte à flanc, et avant la cuisson, roulez bien le tout dans la farine, afin que la pâte ne prenne pas au fond du moule. Servez à tous, copieusement. Même sorti à l’avance, un bon flanc coule toujours bien et aide à faire passer les plats consommés précédemment.

N’oubliez pas que la présentation alléchante de la carte est un point essentiel. Souvenez-vous que le steack maître d’hôtel met l’eau à la bouche, même si le steack est desséché et le beurre rance. Appliquez ce principe à la lettre. Indiquez « moins de ségrégation » pour désigner la suppression de la carte scolaire, « redonner à nos enfants le temps de vivre » lorsque vous supprimez des heures d’enseignement, etc. Bref, pour reprendre une formule fameuse : « donnez le maximum [d’esbrouffe[1]] à chacun au lieu de donner le minimum à tous ».

 

Enfin, bien sûr, mais vous l’aurez compris de vous-même, un tel menu ne peut être servi qu’aux chandelles. Si les assiettes ne sont pas très pleines, cela se voit moins, et l’ambiance à elle seule aide à trouver le repas romantique.

L’essentiel réside donc dans la manière d’annoncer, puis d’accommoder les plats, dans la mise en condition préalable des convives, et dans la présentation finale du service. On peut même jouer, en dernier ressort, sur les communiqués de presse qui rendent compte du repas. En suivant bien ce menu, en tout cas, le résultat attendu est susceptible d’être atteint : avec moins en réalité, on peut bien faire plus, en apparence.

Serge MAUPOUET

[1] Selon la libre interprétation d’un convive …

, 9 décembre 2007.
par Serge MAUPOUET publié dans : éducation
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Jacobins

Un instituteur...

Discours de Gambetta à la réunion des Comités républicains à Bordeaux (le 26 juin 1871) :

 "Il n'y a de politique vraiment sage, vraiment féconde, que celle du pôle républicain.

 Il ne faut pas nous laisser détourner du droit chemin ni par les calomnies ni par les injures; et j'ai la conviction que, si nous voulons tenir bon et rester au poste, si nous voulons incessamment, sur toutes les questions posées, produire les solutions républicaines, nous arriverons à démontrer bientôt, sur toutes les questions posées que nous valons mieux que les injures, que nous sommes un parti de gouvernement capable de diriger les affaires, le parti de l'intelligence et de la raison, et que c'est parmi les hommes se réclamant de nos principes qu'on trouvera vraiment les garanties de science, de désintéressement et d'ordre, sans lesquelles un gouvernement n'est qu'une affaire au profit de quelques uns.

 Aux plus sages ! aux plus dignes ! Parfaitement ! c'est une gageure qu'on doit accepter. Ce n'est pas une formule nouvelle pour des républicains : c'est leur dogme, de ne voir attribuer les fonctions publiques qu'au mérite et à la vertu.

 Oui, quelque calomniés que soient aujourd'hui les hommes et les principes de la Révolution française, nous devons hautement les revendiquer, poursuivre notre œuvre."

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