ETRE REPUBLICAIN DE GAUCHE EN SAINTONGE
jacobin - gaulliste de gauche - républicain de gauche
SAINTONGE JACOBINE
"Le premier devoir de la République est de faire des républicains"
Ferdinand BUISSON, discours au Congrès du parti radical, 1903
"Nous allons nous entretenir aujourd'hui d'une époque [à laquelle] nous devons tout ce que nous avons : je veux parler de la Révolution de 1789 [...]
Je pense ne surprendre personne ici en déclarant que moi, enfant du peuple comme vous tous, je suis un admirateur de cette Révolution, qui a tout fait pour la classe à laquelle nous appartenons.
Partisan résolu des principes ineffaçables contenus dans la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, je ferai tout mon possible pour arriver à les faire connaître, ces principes devant
former le catéchisme de tout républicain [...]
[La République] a fait de grands efforts pour rendre les lois plus justes, et pour que les charges soient également réparties entre tous les citoyens. Elle a surtout cherché à améliorer le sort
du peuple, de l'ouvrier, de ce qu'on a l'habitude d'appeler le petit."
Conférence populaire prononcée par l'instituteur d'une commune du Loir-et-Cher (167 habitants) en 1899, publié par J. OZOUF, Nous les maîtres d'école, Paris 1967.
Citoyen, citoyenne,
Vous trouverez ici quelques contributions visant à participer humblement aux débats concernant la "chose publique" et la vie de la "cité".
Pourquoi ? Parce que la politique n'est pas une activité abstraite réservée à une élite, mais bien un processus démocratique aboutissant à des décisions qui influencent la vie quotidienne de chacun d'entre nous.
Participez vous aussi, et enrichissez le débat en laissant vos commentaires.
Salut et Fraternité
La croissance économique ne profite pas à tous. Le taux de pauvreté ne se réduit plus : on peut considérer que 6,9 millions de personnes sont pauvres en France. En consultant l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale (publications de 2000 puis de 2006[1]) ou bien l’Observatoire des inégalités (publication du 17 octobre 2006[2]), on obtient une vision un peu différente de la situation. Comment le note bien le second Observatoire : « Définir la pauvreté est toujours une question de normes, une construction statistique. L’écart entre les seuils de 50 et 60 % [du revenu médian (voir plus bas)] le montre bien : le taux de pauvreté va du simple au double selon que l’on utilise la première ou la seconde définition. » Pour l’Observatoire de la pauvreté et de l’exclusion sociale (publication de 2000), si l'on compare les taux de pauvreté en 1970 et 1996, on constate qu’ils n’ont que légèrement diminués, mais qu'en outre les jeunes sont plus fréquemment pauvres en 1996 qu'en 1970. Pour l’Observatoire des inégalités (publication de 2006), la pauvreté se serait réduite entre 1970 et le milieu des années 1990 avant de ne plus baisser. Toutefois, pour les deux sources (publications les plus récentes des deux Observatoires), il apparaît nettement que depuis 1996 la situation au minimum ne s’améliore plus, sinon même se dégrade : hausse du travail à temps partiel, difficultés accrues pour accéder au marché de l’emploi depuis 2001, augmentation du nombre de travailleurs pauvres, multiplication des familles monoparentales.
En fait, l’INSEE a fait le constat de la persistance de la pauvreté depuis longtemps. Prenons cette étude sur la pauvreté en région Centre réalisée en 1998 ; la pauvreté y touchait 11% des citadins[3] dans les 14 agglomérations concernées par la politique de la ville et étudiées : Bourges, Vierzon, Chartres, Dreux, Châteauroux, Tours, Orléans, Pithiviers, Châteaudun, Amboise, Blois, Vendôme, Romorantin. Le recensement avait été effectué grâce aux fichiers de
Avant de terminer, rappelons que la pauvreté est mesurée par rapport au revenu médian. Le revenu médian partage les Français en deux groupes égaux : 50% touchent plus que cette somme, 50% touchent moins que cette somme. Ce revenu médian était égal à 7300 francs par mois en 2000 : chiffre peu élevé, mais permettant de mener une vie correcte. Or, sont considérées comme pauvres les populations qui ont des revenus inférieurs à la moitié du revenu médian, soit 3650 francs par mois à cette date. Aujourd’hui le seuil est fixé à 645 euros (4230 francs environ : on notera au passage l’ampleur de l’impact de l’inflation consécutive au passage du Franc à l’Euro, puisqu’en 4 ans un citoyen qui a augmenté ses revenus de 16% reste toujours pauvre !). Vivre avec moins de 645 Euros par mois relève de l'exploit dans un pays développé, dominé par la société de consommation et ses tentations incessantes. Pourtant 6,2 % de la population française doit encore se contenter de cela pour vivre. Et si l’on place le seuil non plus à 50%, mais à 60% du revenu médian, alors c’est 11,7 % de la population qui est dans la pauvreté. Par conséquent, les discours sur l'accès aux nouvelles technologies de l'information, à l'Internet pour tous, ou bien les incitations à épargner pour préparer soi-même sa retraite, etc., sont des leurres quand on voit que tant de personnes ont déjà si peu de moyens pour vivre au quotidien et élever leurs enfants dignement.
[1] Rapport 2005-2006 disponible à l’adresse : http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/064000163/0000.pdf
[2] Observatoire des inégalités, La pauvreté en France, le 17 octobre 2006, avec comme tête d’article : «
[3] « La pauvreté touche 11% des citadins », in La Nouvelle République du Centre-Ouest, édition du Loir-et-Cher, mercredi 28 octobre 1998, reprenant les Indicateurs de l’économie du Centre, revue trimestrielle de l’INSEE Centre, n°23.
Discours de Gambetta à la réunion des Comités républicains à Bordeaux (le 26 juin 1871) :
"Il n'y a de politique vraiment sage, vraiment féconde, que celle du pôle républicain.
Il ne faut pas nous laisser détourner du droit chemin ni par les calomnies ni par les injures; et j'ai la conviction que, si nous voulons tenir bon et rester au poste, si nous voulons incessamment, sur toutes les questions posées, produire les solutions républicaines, nous arriverons à démontrer bientôt, sur toutes les questions posées que nous valons mieux que les injures, que nous sommes un parti de gouvernement capable de diriger les affaires, le parti de l'intelligence et de la raison, et que c'est parmi les hommes se réclamant de nos principes qu'on trouvera vraiment les garanties de science, de désintéressement et d'ordre, sans lesquelles un gouvernement n'est qu'une affaire au profit de quelques uns.
Aux plus sages ! aux plus dignes ! Parfaitement ! c'est une gageure qu'on doit accepter. Ce n'est pas une formule nouvelle pour des républicains : c'est leur dogme, de ne voir attribuer les fonctions publiques qu'au mérite et à la vertu.
Oui, quelque calomniés que soient aujourd'hui les hommes et les principes de la Révolution française, nous devons hautement les revendiquer, poursuivre notre œuvre."
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