ETRE REPUBLICAIN DE GAUCHE EN SAINTONGE
jacobin - gaulliste de gauche - républicain de gauche
SAINTONGE JACOBINE
"Le premier devoir de la République est de faire des républicains"
Ferdinand BUISSON, discours au Congrès du parti radical, 1903
"Nous allons nous entretenir aujourd'hui d'une époque [à laquelle] nous devons tout ce que nous avons : je veux parler de la Révolution de 1789 [...]
Je pense ne surprendre personne ici en déclarant que moi, enfant du peuple comme vous tous, je suis un admirateur de cette Révolution, qui a tout fait pour la classe à laquelle nous appartenons.
Partisan résolu des principes ineffaçables contenus dans la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, je ferai tout mon possible pour arriver à les faire connaître, ces principes devant
former le catéchisme de tout républicain [...]
[La République] a fait de grands efforts pour rendre les lois plus justes, et pour que les charges soient également réparties entre tous les citoyens. Elle a surtout cherché à améliorer le sort
du peuple, de l'ouvrier, de ce qu'on a l'habitude d'appeler le petit."
Conférence populaire prononcée par l'instituteur d'une commune du Loir-et-Cher (167 habitants) en 1899, publié par J. OZOUF, Nous les maîtres d'école, Paris 1967.
Citoyen, citoyenne,
Vous trouverez ici quelques contributions visant à participer humblement aux débats concernant la "chose publique" et la vie de la "cité".
Pourquoi ? Parce que la politique n'est pas une activité abstraite réservée à une élite, mais bien un processus démocratique aboutissant à des décisions qui influencent la vie quotidienne de chacun d'entre nous.
Participez vous aussi, et enrichissez le débat en laissant vos commentaires.
Salut et Fraternité
Discours de Gambetta à la réunion des Comités républicains à Bordeaux (le 26 juin 1871) :
"Il n'y a de politique vraiment sage, vraiment féconde, que celle du pôle républicain.
Il ne faut pas nous laisser détourner du droit chemin ni par les calomnies ni par les injures; et j'ai la conviction que, si nous voulons tenir bon et rester au poste, si nous voulons incessamment, sur toutes les questions posées, produire les solutions républicaines, nous arriverons à démontrer bientôt, sur toutes les questions posées que nous valons mieux que les injures, que nous sommes un parti de gouvernement capable de diriger les affaires, le parti de l'intelligence et de la raison, et que c'est parmi les hommes se réclamant de nos principes qu'on trouvera vraiment les garanties de science, de désintéressement et d'ordre, sans lesquelles un gouvernement n'est qu'une affaire au profit de quelques uns.
Aux plus sages ! aux plus dignes ! Parfaitement ! c'est une gageure qu'on doit accepter. Ce n'est pas une formule nouvelle pour des républicains : c'est leur dogme, de ne voir attribuer les fonctions publiques qu'au mérite et à la vertu.
Oui, quelque calomniés que soient aujourd'hui les hommes et les principes de la Révolution française, nous devons hautement les revendiquer, poursuivre notre œuvre."
Ségolène Royal nous parle d'une VIe République basée sur la démocratie participative !
Pourquoi vouloir changer les institutions maintenant ?
La France ne va pas mal parce qu'elle a de mauvaises institutions, elle va mal parce que ses élites politiques - de droite, de gauche, du centre - ne sont pas à la hauteur des enjeux.
Porter le débat sur un changement institutionnel vise à masquer cette carence des élites, rien de plus.
Je signalerai notamment que la démocratie participative - qu'on nous vante tant - commence à être vivement dénoncée en Poitou-Charentes, c'est-à-dire là où on l'a déjà expérimentée. Il suffit, par exemple, d'avoir un peu suivi certains congrès syndicaux réunis dans la région tout récemment pour prendre connaissance des dérives décrites, en particulier le fait qu'on substitue aux instances représentatives élues des réunions participatives sans légitimité démocratique ! Et ce n'est qu'un exemple !
Vouloir transposer ces pratiques à l'échelle nationale est suicidaire pour la démocratie représentative, la seule qui a fait ses preuves !
Nous devons réfléchir sérieusement aux implications négatives de la VIe République telle qu'on veut nous la vendre, avant que de la soutenir ! Il ne faudrait pas abattre un régime politique déjà éprouvé - même s'il n'est pas parfait - pour un qui présenterait encore plus d'inconvénients !
Serge MAUPOUET