Références

"Nous allons nous entretenir aujourd'hui d'une époque [à laquelle] nous devons tout ce que nous avons : je veux parler de la Révolution de 1789 [...]
Je pense ne surprendre personne ici en déclarant que moi, enfant du peuple comme vous tous, je suis un admirateur de cette Révolution, qui a tout fait pour la classe à laquelle nous appartenons. Partisan résolu des principes ineffaçables contenus dans la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, je ferai tout mon possible pour arriver à les faire connaître, ces principes devant former le catéchisme de tout républicain [...]
[La République] a fait de grands efforts pour rendre les lois plus justes, et pour que les charges soient également réparties entre tous les citoyens. Elle a surtout cherché à améliorer le sort du peuple, de l'ouvrier, de ce qu'on a l'habitude d'appeler le petit."
Conférence populaire prononcée par l'instituteur d'une commune du Loir-et-Cher (167 habitants) en 1899, publié par J. OZOUF, Nous les maîtres d'école, Paris 1967.

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Texte Libre

Citoyen, citoyenne,

Vous trouverez ici quelques contributions visant à participer humblement aux débats concernant la "chose publique" et la vie de la "cité".

Pourquoi ? Parce que la politique n'est pas une activité abstraite réservée à une élite, mais bien un processus démocratique aboutissant à des décisions qui influencent la vie quotidienne de chacun d'entre nous.

Participez vous aussi, et enrichissez le débat en laissant vos commentaires.

Salut et Fraternité

PS : les articles purement historiques sont regroupés désormais sur le blog http://pagesdhistoire.over-blog.com/

Lundi 8 juin 2009

Le MRC est, à nouveau, à la croisée des chemins.
Parmi ces chemins, il y en a de meilleurs que d'autres. Je vais ici les exposer dans l'ordre inverse de pertinence. En commençant par les plus mauvais, et en terminant par le meilleur, celui qui permettrait un véritable rebond non seulement pour le MRC mais aussi pour toute la gauche !
Un premier chemin mènerait à la disparition totale du MRC de l'échiquier politique. Pour ma part, je n'ose pas l'imaginer, et je ne pourrais concevoir cette issue dramatique que comme une désastreuse abdication de toute possibilité de relever la Gauche, la Nation et la République.
Un second chemin consisterait en un repli autour des plus fidèles chevènementistes, transformant le MRC en une sorte de grand club de pensée. Je ne vois guère l'utilité de cette évolution à moyen terme, parce que cela aboutirait, d'ici quelques années, à un aboutissement similaire à celui auquel mènerait le premier chemin. Donc, je préfère ne pas l'imaginer non plus.
Un troisième chemin ferait se rencontrer deux branches du gaullisme, les derniers représentants du gaullisme de droite (DLR) et le gaullisme de gauche, dans une sorte de néo-Pôle républicain sans le nom. C'est ce qu'ont espéré ceux - tout à fait minoritaires - qui sont partis sur des listes DLR. Pousser plus avant dans cette direction impliquerait un éloignement des militants les plus sociaux, et serait en contradiction avec l'ancrage de notre parti à gauche, que j'ai entendu affirmer dès 2002 par M. Georges Sarre, lors d'une réunion au Kremlin-Bicêtre, alors que le Pôle Républicain allait devenir le MRC !
Un quatrième chemin conduirait à la réaffirmation du MRC pour entraîner une véritable refondation républicaine des forces de gauche. Or, dans la soirée électorale qui a suivi la publication des premiers résultats concernant les Européennes, on a pu entendre la quasi-totalité des personnalités du PS appeler - enfin ! - à une ouverture vers les autres forces de gauche, sinon même à la formation d'un plus grand parti à gauche. Cette invite replace concrètement M. Jean-Pierre Chevènement comme une personnalité majeure dans le débat qui s'ouvre sur la refondation de la gauche, puisque, sur son impulsion, le MRC appelle depuis son dernier congrès à la formation d'un grand parti de toute la gauche. Ce quatrième chemin nécessite, la reprise d'activité rapide des militants les plus sociaux qui se sont "mis en congé" pour suivre la campagne du Front de gauche.
Sur ces quatre voies, deux permettent un rebond. Ces deux voies supposent des choix stratégiques différents. Elles dépendent aussi des ouvertures qui seront faites par les autres partis au MRC. Mais elles n'offrent pas les mêmes perspectives, et ne débouchent pas ensuite sur les mêmes politiques.
Si le principal parti de gauche - on voit ici de quel parti je parle -  prend conscience rapidement - même si on peut déplorer que ce soit tardivement - que la refondation républicaine que le MRC propose est la meilleure solution pour sortir de l'ornière, alors le quatrième chemin peut être celui d'un rebond majeur, pour toute la gauche; et ce en particulier si l'on parvient à construire ce grand parti confédéral de toute la gauche, indispensable pour remporter les prochaines élections présidentielles, élections dont tout le monde mesure bien l'importance cruciale. Si le principal parti de gauche ne réagit pas maintenant - et on attend depuis fort longtemps qu'il réagisse ! - dans le sens d'une refondation sociale et républicaine, on peut se faire du souci pour l'ensemble de la gauche dans la perspective des échéances futures. Or, la gauche n'a pas le droit de les perdre ! La gauche doit se mettre en position de les gagner !

- Publié dans : saintongejacobine
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Un instituteur...

Discours de Gambetta à la réunion des Comités républicains à Bordeaux (le 26 juin 1871) :

 "Il n'y a de politique vraiment sage, vraiment féconde, que celle du pôle républicain.

 Il ne faut pas nous laisser détourner du droit chemin ni par les calomnies ni par les injures; et j'ai la conviction que, si nous voulons tenir bon et rester au poste, si nous voulons incessamment, sur toutes les questions posées, produire les solutions républicaines, nous arriverons à démontrer bientôt, sur toutes les questions posées que nous valons mieux que les injures, que nous sommes un parti de gouvernement capable de diriger les affaires, le parti de l'intelligence et de la raison, et que c'est parmi les hommes se réclamant de nos principes qu'on trouvera vraiment les garanties de science, de désintéressement et d'ordre, sans lesquelles un gouvernement n'est qu'une affaire au profit de quelques uns.

 Aux plus sages ! aux plus dignes ! Parfaitement ! c'est une gageure qu'on doit accepter. Ce n'est pas une formule nouvelle pour des républicains : c'est leur dogme, de ne voir attribuer les fonctions publiques qu'au mérite et à la vertu.

 Oui, quelque calomniés que soient aujourd'hui les hommes et les principes de la Révolution française, nous devons hautement les revendiquer, poursuivre notre œuvre."

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