Références

"Nous allons nous entretenir aujourd'hui d'une époque [à laquelle] nous devons tout ce que nous avons : je veux parler de la Révolution de 1789 [...]
Je pense ne surprendre personne ici en déclarant que moi, enfant du peuple comme vous tous, je suis un admirateur de cette Révolution, qui a tout fait pour la classe à laquelle nous appartenons. Partisan résolu des principes ineffaçables contenus dans la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, je ferai tout mon possible pour arriver à les faire connaître, ces principes devant former le catéchisme de tout républicain [...]
[La République] a fait de grands efforts pour rendre les lois plus justes, et pour que les charges soient également réparties entre tous les citoyens. Elle a surtout cherché à améliorer le sort du peuple, de l'ouvrier, de ce qu'on a l'habitude d'appeler le petit."
Conférence populaire prononcée par l'instituteur d'une commune du Loir-et-Cher (167 habitants) en 1899, publié par J. OZOUF, Nous les maîtres d'école, Paris 1967.

Recherche

Texte Libre

Citoyen, citoyenne,

Vous trouverez ici quelques contributions visant à participer humblement aux débats concernant la "chose publique" et la vie de la "cité".

Pourquoi ? Parce que la politique n'est pas une activité abstraite réservée à une élite, mais bien un processus démocratique aboutissant à des décisions qui influencent la vie quotidienne de chacun d'entre nous.

Participez vous aussi, et enrichissez le débat en laissant vos commentaires.

Salut et Fraternité

PS : les articles purement historiques sont regroupés désormais sur le blog http://pagesdhistoire.over-blog.com/

Vendredi 20 mars 2009

Dans le dernier numéro du Délégué de l'Education nationale, revue de la Fédération des Délégués Départementaux de l'Education nationale [1], on trouve un article à la fois accessible, clair et précis sur les rythmes scolaires et leurs conséquences concernant les apprentissages. En deux pages, il n'est pas possible de faire le tour du sujet, néanmoins les propos de François TESTU, doyen de l'UFR Arts et Sciences humaines à l'Université François Rabelais de Tours, méritent d'être relevés et connus.
Il ne s'agit pas, ici, de reprendre l'intégralité de l'article : j'y renvoie les lecteurs. Mais je vous propose quelques extraits éclairants, introduits par les mots "entretien in Le délégué". Les titres placés en tête de chaque citation sont de l'auteur du blog et non pas de l'auteur de l'article. J'espère qu'ils collent néanmoins assez correctement à l'esprit des citations. Me signaler toute correction nécessaire à ce propos. Comme d'habitude, je sollicite tout avis ou commentaire éclairant le sujet.
Dans plusieurs numéros récents de La Revue des parents, Le magazine de la FCPE, un certain nombre d'articles, s'inspirant parfois des travaux de François TESTU, mais aussi citant la position de Claire LECONTE, chercheuse en psychologie de l'éducation et présentée comme spécialiste de l'aménagement des temps scolaires à l'Université de Lille III, permettent de donner des éclairages complémentaires et des témoignages concrets. Aussi des extraits de ces articles sont placés après les citations retenues, introduits par les mots "La revue des parents"

- à l'intérieur d'une journée :
entretien in Le délégué : "[...] Aujourd'hui, grâce aux travaux de chronopsychologie scolaire, il est possible de considérer que l'activité intellectuelle des élèves ainsi que les comportements d'adaptation à la situation scolaire fluctuent au cours de la journée et de la semaine. Au cours de la journée, la fluctuation est généralement la suivante : après un "creux" de la première heure de classe (entre 8 et 9 heures), le niveau de performance s'élève jusqu'en fin de matinée où se situe un pic (entre 11 et 12 heures), s'abaisse après le déjeuner puis s'élève plus ou moins selon l'âge au cours de l'après-midi. [...] Il existerait donc, indépendamment de l'origine des enfants et des modes de vie, deux moments reconnus comme difficiles : les débuts de matinée et d'après-midi."
La Revue des parents [2] : "Il faudrait concentrer les temps d'apprentissage au moment où l'enfant est le plus attentif, c'est-à-dire en fin de matinée ou en fin de journée".

- dans la semaine :
entretien in Le délégué : "Le lundi est non seulement un jour de faibles résultats, mais en plus il se produit un phénomène de désynchronisation qui se manifeste par un niveau de performance faible et une rupture de la rythmicité [...] Ce phénomène perdure jusqu'au mardi matin lorsque le week-end comprend deux jours et ne s'observe pas le jeudi qui suit également un congé."

- le rythme veille-sommeil
entretien in Le délégué : "Le rythme veille-sommeil doit être respecté en priorité. Du respect de sa durée, de sa qualité, de sa régularité au fil des nuits, dépendent l'adaptation des comportements à la situation scolaire mais également extra-scolaire (vacances, congés) et périscolaire (autour de la journée), et par voie de conséquence, le niveau de vigilance et les performences intellectuelles. [...] En aucun cas on ne devra considérer un grand dormeur comme un "paresseux" !"
La Revue des parents [3] citant Claire LECONTE : "Les enfants ne sont pas comme les adultes. S'il y a un décalage dans l'heure du coucher, ils mettent longtemps à s'adapter ou à rattraper le sommeil perdu. C'est physiologique, on n'y peut rien".

- effets de la supression du samedi matin :
entretien in Le délégué : "L'application de la semaine de 4 jours "secs" non seulement génère une inversion de la rythmicité journalière classique, signe de désynchronisation, le lundi, mais en plus elle est accompagnée d'une baisse du niveau de performance."
La Revue des parents [4] : "Les deux jours de week-end déstructurent totalement le rythme biologique [des enfants] confirme Claire Leconte, professeur des universités en psychologie de Lille III et chercheuse en chronobiologie. La mauvaise tendance va être de décaler le coucher du soir quand ils n'ont pas d'école le lendemain. Or, c'est l'erreur à ne pas commettre. Les mettre au lit tardivement, c'est les priver d'une partie du sommeil profond qui intervient en début de nuit et qui est responsable de la récupération physique et musculaire et le moment capital où l'hormone de croissance est secrétée."
La Revue des parents [5] : "Deux rapports de l'Inspection générale de l'Education nationale de 2000 et 2002 émettaient clairement des réserves sur cet emploi du temps "confortable socialement" mais peu probant en termes d'apprentissage scolaire. Ils préconisaient ainsi la semaine de cinq jours comme étant "plus favorable à la continuité éducative, à la répartition équilibrée des charges de travail et au respect des rythmes biologiques."

- une problématique concernant l'aide personnalisée :
entretien in Le délégué : "[...] comment l'organiser temporellement lorsque l'on sait que début et fin de journée, période de l'interclasse de midi ne sont guère des moments favorables aux apprentissages plus poussés ?"
La Revue des parents [6] : "Les heures d'aides individualisées doivent être placées à des moment propices et non sur la pause du midi de manière à ne pas stigmatiser les enfants qui en ont besoin".

- les bonnes pistes :
Le délégué : "[proposer] de la classe le mercredi matin ou bien tout simplement [rétablir] le samedi matin pour les plus âgés du cycle élementaire"

[1] Entretien de Jean Moreau avec François Testu, in Le délégué de l'Education nationale, revue de la Fédération des Délégués Départementaux de l'Education nationale, n° 218, mars 2009, pp. 12-13
[2] et [6] Marianne PEYRI, "Opter pour le mercredi matin", in La Revue des parents, Le magazine de la FCPE, n°362, février 2009, p. 24
[4] Alexandra DEFRESNE, "Comment compenser les effets néfastes du samedi libéré ?", in La Revue des parents, Le magazine de la FCPE, n°361, décembre 2008, pp. 12-13
[3] et [5] Marianne PEYRI, "La capacité d'attention d'un enfant ne peut pas dépasser 4h30 par jour", in La Revue des parents, Le magazine de la FCPE, n°362, février 2009, pp. 22-23

- Publié dans : éducation
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Un instituteur...

Discours de Gambetta à la réunion des Comités républicains à Bordeaux (le 26 juin 1871) :

 "Il n'y a de politique vraiment sage, vraiment féconde, que celle du pôle républicain.

 Il ne faut pas nous laisser détourner du droit chemin ni par les calomnies ni par les injures; et j'ai la conviction que, si nous voulons tenir bon et rester au poste, si nous voulons incessamment, sur toutes les questions posées, produire les solutions républicaines, nous arriverons à démontrer bientôt, sur toutes les questions posées que nous valons mieux que les injures, que nous sommes un parti de gouvernement capable de diriger les affaires, le parti de l'intelligence et de la raison, et que c'est parmi les hommes se réclamant de nos principes qu'on trouvera vraiment les garanties de science, de désintéressement et d'ordre, sans lesquelles un gouvernement n'est qu'une affaire au profit de quelques uns.

 Aux plus sages ! aux plus dignes ! Parfaitement ! c'est une gageure qu'on doit accepter. Ce n'est pas une formule nouvelle pour des républicains : c'est leur dogme, de ne voir attribuer les fonctions publiques qu'au mérite et à la vertu.

 Oui, quelque calomniés que soient aujourd'hui les hommes et les principes de la Révolution française, nous devons hautement les revendiquer, poursuivre notre œuvre."

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés