REPUBLICAIN DE GAUCHE EN SAINTONGE
SAINTONGE JACOBINE
"Le premier devoir de la République est de faire des républicains"
Ferdinand BUISSON, discours au Congrès du parti radical, 1903
"Nous allons nous entretenir aujourd'hui d'une époque [à laquelle] nous devons tout ce que nous avons : je veux parler de la Révolution de 1789 [...]
Je pense ne surprendre personne ici en déclarant que moi, enfant du peuple comme vous tous, je suis un admirateur de cette Révolution, qui a tout fait pour la classe à laquelle nous appartenons.
Partisan résolu des principes ineffaçables contenus dans la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, je ferai tout mon possible pour arriver à les faire connaître, ces principes devant
former le catéchisme de tout républicain [...]
[La République] a fait de grands efforts pour rendre les lois plus justes, et pour que les charges soient également réparties entre tous les citoyens. Elle a surtout cherché à améliorer le sort
du peuple, de l'ouvrier, de ce qu'on a l'habitude d'appeler le petit."
Conférence populaire prononcée par l'instituteur d'une commune du Loir-et-Cher (167 habitants) en 1899, publié par J. OZOUF, Nous les maîtres d'école, Paris 1967.
Citoyen, citoyenne,
Vous trouverez ici quelques contributions visant à participer humblement aux débats concernant la "chose publique" et la vie de la "cité".
Pourquoi ? Parce que la politique n'est pas une activité abstraite réservée à une élite, mais bien un processus démocratique aboutissant à des décisions qui influencent la vie quotidienne de chacun d'entre nous.
Participez vous aussi, et enrichissez le débat en laissant vos commentaires.
Salut et Fraternité
Je viens de trouver en ligne une dépêche AFP qui me semble particulièrement intéressante. Je la reproduis ci-dessous :
" Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), a affirmé jeudi qu'il excluait un "retour" au PS mais souhaitait la création d'"un grand parti de
toute la gauche" avant 2010, pour "gagner" la présidentielle de 2012.
"J'exclus le retour au Parti socialiste, mais je n'exclus pas la participation du MRC dans un grand Congrès de refondation de toute la gauche avec ceux qui voudront venir", a dit l'ancien
ministre sur France 24.
Il a invité notamment les communistes à se joindre à cette démarche, estimant qu'ils pourront "mieux employer leur énergie dans un grand parti de toute la gauche que dans un parti devenu à
certains égards résiduel".
Ce grand parti devrait se préparer, selon lui, par "des forums de l'unité ou peut-être des assises". Il s'agit "avant 2010 au plus tard" de créer cet "électrochoc" et "cet élan qui permettra de
gagner en 2012".
Il a regretté que le PS soit "déchiré aujourd'hui par des querelles de personnes". "L'effort d'élaboration du projet doit prendre le pas sur la concurrence des égos", a-t-il dit.
Proche de Ségolène Royal pendant la campagne présidentielle, l'ancien ministre a critiqué la récente "consultation participative" lancée par l'ex-candidate: "Je souhaite qu'elle sorte de la phase
participative où elle est à nouveau entrée, pour faire une politique de l'offre et dire très clairement aux Français où elle veut les conduire".
[...]
Dépêche AFP, jeudi 10 avril 2008, 16h52.
Au-delà de certains points de rhétorique, parlons de ce qui est vraiment important dans cette dépêche :
- le PS n'avalera pas les républicains de gauche;
- l'excès de démocratie participative, excès que j'ai combattu vivement sur ce blog fin 2006 et début 2007, est dénoncé;
- l'ouverture est faite en direction des communistes : or, pendant longtemps, le parti communiste a accueilli des jacobins et des républicains de gauche;
- il s'agit de refonder avec "ceux qui voudront venir", ce qui ouvre la porte à la venue de tous les républicains de gauche qui le souhaitent !
Tout ceci me conduit à titrer "Républicains de gauche : votre destin est dans vos mains", car l'ouverture est ici clairement faite par JPC, l'orientation est donnée. Depuis l'article du
Monde du 4 avril, le doute s'était répandu, on s'interrogeait (voir des articles sur ce blog et sur d'autres, et les nombreux commentaires suscités ! ) ... les républicains de gauche
allaient-ils se trouver définitivement en déshérence ? Eh bien, non !
Non seulement, des républicains de gauche, il en reste ! Mais encore, la main leur est tendue, on les appelle tous à se réunir et à construire !
Les républicains de gauche vont pouvoir travailler eux-mêmes à bâtir leur destin !
Car, maintenant, tout va reposer sur le travail des militants !
Les cartes sont, en effet, désormais, dans les mains des citoyens: une ligne politique a été tracée, des perspectives sont ouvertes ... il faut savoir se rassembler pour constuire le
grand parti de gauche à ossature républicaine qui est proposé !
Si les républicains de gauche laissent passer cette occasion, parions qu'il n'y aura pas de seconde chance.
Alors, au travail : débattons, mais débattons pour construire ! Débattons pour parvenir à nous réunir !
Et unissons-nous pour le renouveau républicain dans la France a tant besoin !
Discours de Gambetta à la réunion des Comités républicains à Bordeaux (le 26 juin 1871) :
"Il n'y a de politique vraiment sage, vraiment féconde, que celle du pôle républicain.
Il ne faut pas nous laisser détourner du droit chemin ni par les calomnies ni par les injures; et j'ai la conviction que, si nous voulons tenir bon et rester au poste, si nous voulons incessamment, sur toutes les questions posées, produire les solutions républicaines, nous arriverons à démontrer bientôt, sur toutes les questions posées que nous valons mieux que les injures, que nous sommes un parti de gouvernement capable de diriger les affaires, le parti de l'intelligence et de la raison, et que c'est parmi les hommes se réclamant de nos principes qu'on trouvera vraiment les garanties de science, de désintéressement et d'ordre, sans lesquelles un gouvernement n'est qu'une affaire au profit de quelques uns.
Aux plus sages ! aux plus dignes ! Parfaitement ! c'est une gageure qu'on doit accepter. Ce n'est pas une formule nouvelle pour des républicains : c'est leur dogme, de ne voir attribuer les fonctions publiques qu'au mérite et à la vertu.
Oui, quelque calomniés que soient aujourd'hui les hommes et les principes de la Révolution française, nous devons hautement les revendiquer, poursuivre notre œuvre."
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