ETRE REPUBLICAIN DE GAUCHE EN SAINTONGE
jacobin - gaulliste de gauche - républicain de gauche
SAINTONGE JACOBINE
"Le premier devoir de la République est de faire des républicains"
Ferdinand BUISSON, discours au Congrès du parti radical, 1903
"Nous allons nous entretenir aujourd'hui d'une époque [à laquelle] nous devons tout ce que nous avons : je veux parler de la Révolution de 1789 [...]
Je pense ne surprendre personne ici en déclarant que moi, enfant du peuple comme vous tous, je suis un admirateur de cette Révolution, qui a tout fait pour la classe à laquelle nous appartenons.
Partisan résolu des principes ineffaçables contenus dans la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, je ferai tout mon possible pour arriver à les faire connaître, ces principes devant
former le catéchisme de tout républicain [...]
[La République] a fait de grands efforts pour rendre les lois plus justes, et pour que les charges soient également réparties entre tous les citoyens. Elle a surtout cherché à améliorer le sort
du peuple, de l'ouvrier, de ce qu'on a l'habitude d'appeler le petit."
Conférence populaire prononcée par l'instituteur d'une commune du Loir-et-Cher (167 habitants) en 1899, publié par J. OZOUF, Nous les maîtres d'école, Paris 1967.
Citoyen, citoyenne,
Vous trouverez ici quelques contributions visant à participer humblement aux débats concernant la "chose publique" et la vie de la "cité".
Pourquoi ? Parce que la politique n'est pas une activité abstraite réservée à une élite, mais bien un processus démocratique aboutissant à des décisions qui influencent la vie quotidienne de chacun d'entre nous.
Participez vous aussi, et enrichissez le débat en laissant vos commentaires.
Salut et Fraternité
En 2003, un rapport du Conseil d'Etat constatait :
"Le statut de la fonction publique a permis que se
constitue en France une fonction publique intègre, professionnelle et impartiale, aussi bien au service de l'Etat que des collectivités territoriales et des établissements
publics".
Le statut du fonctionnaire est à la fois, pour lui-même, une contrainte et une protection.
Le statut est une contrainte, puisque le fonctionnaire s'engage pleinement et exclusivement au service de l'Etat (il ne peut pas exercer un autre emploi en même temps que celui de fonctionnaire),
qu'il doit accepter des mutations géographiques, et se contenter d'une grille de rémunération inférieure à celle du privé.
Mais le statut est aussi une protection, qui rend le fonctionnaire indépendant du pouvoir politique. D'abord, le fonctionnaire est recruté par concours, ce qui limite les phénomènes de
clientélisme ou de cooptation; ensuite le fonctionnaire détient en propre son grade, lequel est distinct de son poste; mais encore l'Etat doit donner un poste au fonctionnaire qu'il a
recruté, et si ce poste n'existe temporairement plus, l'Etat doit maintenir son traitement dans l'attente d'une affectation. Ces deux dernières dispositions visent
clairement à empêcher que l'administration puisse supprimer un poste pour se débarrasser d'un fonctionnaire. Certes, le fonctionnaire encoure toujours le risque d'être muté, mais
il ne sera pas du jour au lendemaine sans ressources.
Or, il faut insister sur ce point, ces garanties ne sont pas là pour le bien-être personnel du fonctionnaire, mais bien pour que le fonctionnaire soit en mesure d'être indépendant du
pouvoir politique d'une part, et de sa hiérarchie locale d'autre part. Cette indépendance garantit in fine l'impartialité du
fonctionnaire vis-à-vis des citoyens.
Il est donc important de mobiliser les citoyens pour la préservation du statut du fonctionnaire, et pour éviter que ne s'y substituent des
contrats. Car, les employés du privé le savent bien, un contrat peut être rompu; un employé recruté par contrat peut être licencié, et en particulier s'il s'oppose - à un moment ou à un autre - à
sa hiérarchie.
On voit clairement que des fonctionnaires recrutés par contrat tomberaient irrémédiablement sous la coupe du politique, et devraient changer de comportement en fonction
des alternances, ou pire encore favoriser ou défavoriser telle ou telle catégorie de citoyens ou tel ou tel individu en fonction des consignes qui leur seraient
transmises !
Pour citer Anicet LE PORS, ancien ministre de la Fonction publique, la conception française de la fonction publique repose sur "l'égalité, l'indépendance, la responsabilité. Ainsi, le
fonctionnaire, citoyen à part entière, n'est pas un sujet du pouvoir politique, ni de l'administration, mais assume une responsabilité importante car il sert l'intérêt général." (Revue
Pour, n°124, novembre 2007, p. 21).
Discours de Gambetta à la réunion des Comités républicains à Bordeaux (le 26 juin 1871) :
"Il n'y a de politique vraiment sage, vraiment féconde, que celle du pôle républicain.
Il ne faut pas nous laisser détourner du droit chemin ni par les calomnies ni par les injures; et j'ai la conviction que, si nous voulons tenir bon et rester au poste, si nous voulons incessamment, sur toutes les questions posées, produire les solutions républicaines, nous arriverons à démontrer bientôt, sur toutes les questions posées que nous valons mieux que les injures, que nous sommes un parti de gouvernement capable de diriger les affaires, le parti de l'intelligence et de la raison, et que c'est parmi les hommes se réclamant de nos principes qu'on trouvera vraiment les garanties de science, de désintéressement et d'ordre, sans lesquelles un gouvernement n'est qu'une affaire au profit de quelques uns.
Aux plus sages ! aux plus dignes ! Parfaitement ! c'est une gageure qu'on doit accepter. Ce n'est pas une formule nouvelle pour des républicains : c'est leur dogme, de ne voir attribuer les fonctions publiques qu'au mérite et à la vertu.
Oui, quelque calomniés que soient aujourd'hui les hommes et les principes de la Révolution française, nous devons hautement les revendiquer, poursuivre notre œuvre."
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